
Angélique KIDJO
Chanteuse, auteure-compositrice, interprète et militante humanitaire béninoise
Organisation Culturelle
KIDJO, Angélique — Chanteuse, auteure-compositrice, interprète et militante humanitaire béninoise. Née le 14 juillet 1960 à Ouidah, au Bénin. Fille d’un père fon, musicien, et d’une mère yoruba, chorégraphe et directrice de théâtre. Épouse de Jean Hébrail, musicien, compositeur et arrangeur ; une fille, Naïma. Initiée à la scène dès l’âge de six ans, elle commence sa carrière au Bénin avant de s’installer à Paris en 1983. Révélée internationalement par les albums *Parakou* et *Logozo*, elle développe une œuvre mêlant musiques béninoises, afrobeat, jazz, funk, soul, pop, gospel, reggae et traditions de la diaspora africaine. Parmi ses titres emblématiques figurent « Agolo », « Batonga », « Wombo Lombo », « We We » et « Afirika ». Auteure d’une discographie internationale de dix-huit albums, elle est lauréate de cinq Grammy Awards pour *Djin Djin*, *Eve*, *Sings*, *Celia* et *Mother Nature*. Lauréate du Polar Music Prize 2023, du Crystal Award du Forum économique mondial et du prix Ambassadeur de la conscience d’Amnesty International. Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres. Docteure honoris causa de plusieurs universités internationales. Classée parmi les cent personnalités les plus influentes au monde par *Time* en 2021. Ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF depuis 2002 et fondatrice, en 2006, de la Fondation Batonga, consacrée à l’éducation et à l’autonomisation des adolescentes et jeunes femmes africaines. Le 18 août 2026, elle reçoit la 2 854ᵉ étoile du Hollywood Walk of Fame, dans la catégorie « Recording », devenant la première artiste musicienne africaine et la première personnalité noire africaine distinguée sur cette célèbre avenue. **Domaines :** musique, culture, diplomatie d’influence, action humanitaire, droits des femmes et des enfants. **Langues de création :** fon, français, yoruba, goun et anglais. **Nationalité et origine :** béninoise, née à Ouidah. **Résidence et carrière :** France et États-Unis ; carrière internationale. **Site officiel :** [kidjo.com](https://www.kidjo.com/) **Fondation :** [Batonga Foundation](https://www.batongafoundation.org/) **Devise artistique :** faire de la musique une force de joie, de dialogue, de dignité et de transformation sociale.
Parcours
Angélique Kidjo La voix du Bénin devenue une icône mondiale Le 18 août 2026, Angélique Kidjo est entrée un peu plus dans l’histoire en recevant la 2 854ᵉ étoile du Hollywood Walk of Fame, dans la catégorie « Recording ». Installée au 7011 Hollywood Boulevard, cette étoile fait d’elle, selon la Hollywood Chamber of Commerce, la première artiste musicienne africaine et la première personnalité noire africaine ainsi honorée. Cette reconnaissance consacre plus de quarante années d’une carrière exceptionnelle, au service de la musique, de l’Afrique et des grandes causes humanitaires. La cérémonie s’est déroulée en présence notamment de l’acteur Willem Dafoe et de Harvey Mason Jr., président-directeur général de la Recording Academy. [Hollywood Walk of Fame](https://walkoffame.com/press_releases/hollywood-chamber-of-commerce-to-honor-musician-angelique-kidjo-with-star-on-the-walk-of-fame-making-her-the-first-african-musician-and-first-black-african-to-receive-a-coveted-star/) Biographie complète Angélique Kpasseloko Hinto Hounsinou Kandjo Manta Zogbin Kidjo est née le 14 juillet 1960 à Ouidah, au Bénin. Issue d’une famille de dix enfants, elle grandit principalement à Cotonou, au croisement de deux importantes traditions culturelles : son père, musicien, appartient à la communauté fon, tandis que sa mère, chorégraphe et directrice de théâtre, est d’origine yoruba. Elle est ainsi plongée dès l’enfance dans un univers mêlant musique, danse, théâtre et traditions orales. À six ans, elle monte déjà sur scène au sein de la troupe théâtrale de sa mère. Cette initiation précoce développe son goût pour la performance et forge la présence scénique puissante qui deviendra l’une de ses signatures. Son environnement musical dépasse très tôt les frontières du Bénin. Elle écoute les rythmes traditionnels béninois et yoruba, mais également Miriam Makeba, Bella Bellow, Fela Kuti, Hugh Masekela, Manu Dibango, James Brown, Otis Redding, Jimi Hendrix, Stevie Wonder, Santana, Osibisa et les grandes voix de la soul américaine. Adolescente, elle chante au sein du groupe scolaire Les Sphinx. Elle se fait remarquer grâce à son interprétation de « Les Trois Z » de Miriam Makeba, diffusée par la radio nationale béninoise. Vers l’âge de vingt ans, elle enregistre *Pretty*, son premier album remarqué, avec le producteur camerounais Ekambi Brillant et son frère Oscar Kidjo. Le succès de cet album lui permet de se produire dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Le départ pour la France Au début des années 1980, le climat politique et idéologique du régime révolutionnaire béninois limite fortement la liberté artistique. Refusant de mettre sa voix au service de la propagande officielle, Angélique Kidjo quitte le Bénin en 1983 et s’installe à Paris. Elle y étudie le chant au Centre d’informations musicales, notamment dans le domaine du jazz. Elle rencontre le musicien, bassiste, compositeur et arrangeur français Jean Hébrail, qui devient son compagnon de vie et l’un de ses principaux partenaires artistiques. Le couple a une fille, Naïma, à laquelle Angélique Kidjo consacrera notamment la chanson « Naïma ». À Paris, elle rejoint le groupe de jazz africain Pili Pili, dirigé par le pianiste néerlandais Jasper van’t Hof. Cette expérience lui permet de mêler davantage le jazz, les rythmes africains et les sonorités internationales. L’ascension internationale L’album *Parakou*, publié à la fin des années 1980, marque le début de sa carrière internationale. Mais c’est surtout *Logozo*, sorti en 1991 chez Island Records, qui l’impose sur la scène mondiale. L’album atteint la première place du classement Billboard consacré aux musiques du monde. Des chansons comme « Batonga » et « We We » révèlent au public une artiste à la voix puissante, capable d’associer les traditions africaines à la pop, au funk, au jazz et à la soul. En 1994, l’album *Ayé* contient « Agolo », hymne écologique dont le clip lui vaut sa première nomination aux Grammy Awards. Elle confirme ensuite son succès avec *Fifa* en 1996, enregistré en partie au Bénin et nourri de rythmes traditionnels collectés à travers le pays. Le titre « Wombo Lombo » devient l’un de ses plus grands succès internationaux. Sa discographie explore progressivement les liens entre l’Afrique et ses diasporas : * *Oremi* se tourne vers les musiques afro-américaines ; * *Black Ivory Soul* étudie les correspondances entre le Bénin et le Brésil ; * *Oyaya!* explore les influences caribéennes et latino-américaines ; * *Djin Djin* multiplie les collaborations internationales ; * *Õÿö* rend hommage aux musiques qui ont marqué son enfance ; * *Eve* célèbre les femmes africaines ; * *Sings* associe sa voix à l’Orchestre philharmonique du Luxembourg ; * *Remain in Light* réinterprète, depuis une perspective africaine, l’album emblématique des Talking Heads ; * *Celia* rend hommage à la chanteuse cubaine Celia Cruz ; * *Mother Nature* organise un dialogue entre son héritage et une nouvelle génération d’artistes africains ; * *Queen of Sheba*, réalisé avec Ibrahim Maalouf, propose une lecture musicale de la rencontre entre la reine de Saba et le roi Salomon ; * *HOPE!!*, son 18ᵉ album, paru en 2026, célèbre la joie, la résilience et l’espérance. Ce dernier projet, dédié à la mémoire de sa mère, réunit notamment Pharrell Williams, Nile Rodgers, Ayra Starr, Davido, Quavo, Charlie Wilson, PJ Morton, IZA et le Soweto Gospel Choir. Il confirme sa capacité à dialoguer avec les nouvelles générations sans renoncer à son identité artistique. [Biographie officielle](https://www.kidjo.com/biography) Une identité musicale sans frontières Angélique Kidjo chante notamment en fon, français, yoruba, goun et anglais. Elle utilise également des vocalises et un langage musical personnel, dans lequel certains mots sont inventés pour leur force rythmique ou symbolique. Son œuvre repose sur une conviction constante : l’Afrique n’est pas périphérique dans l’histoire de la musique mondiale. Elle en est l’une des matrices essentielles. Sa musique fait ainsi dialoguer les traditions du Bénin avec l’afrobeat, la pop, le funk, le jazz, la soul, le gospel, le reggae, la salsa, les musiques brésiliennes et les répertoires classiques. Elle a collaboré avec de très nombreux artistes, parmi lesquels Carlos Santana, Peter Gabriel, Bono, Alicia Keys, Branford Marsalis, Philip Glass, Herbie Hancock, Sting, John Legend, Josh Groban, Dianne Reeves, Youssou N’Dour, Burna Boy, Yo-Yo Ma, Ibrahim Maalouf, David Byrne, Ezra Koenig, Angélique Kidjo, Davido, Ayra Starr et Pharrell Williams. Cinq Grammy Awards Angélique Kidjo totalise, en 2026, cinq victoires et seize nominations aux Grammy Awards : * 2008 : meilleur album de musique du monde contemporaine pour *Djin Djin* ; * 2015 : meilleur album de musique du monde pour *Eve* ; * 2016 : meilleur album de musique du monde pour *Sings* ; * 2020 : meilleur album de musique du monde pour *Celia* ; * 2022 : meilleur album de musique globale pour *Mother Nature*. Elle a également été nommée pour « Agolo », *Oremi*, *Black Ivory Soul*, *Oyaya!*, *Õÿö*, « Blewu » avec Yo-Yo Ma, « Do Yourself » avec Burna Boy, *Queen of Sheba* avec Ibrahim Maalouf, « Keep Rising » pour le film *The Woman King*, « Sunlight to My Soul » avec le Soweto Gospel Choir et « Jerusalema ». [Recording Academy](https://www.grammy.com/artists/angelique-kidjo/9915/) Une artiste engagée La carrière d’Angélique Kidjo est indissociable de son engagement. Depuis 2002, elle est ambassadrice internationale de bonne volonté de l’UNICEF. Elle intervient en faveur des droits des enfants, de leur accès à l’éducation et à la santé, de la vaccination, de la lutte contre la malnutrition et de la protection des populations touchées par les conflits ou le changement climatique. [UNICEF](https://www.unicef.org/goodwill-ambassadors/angelique-kidjo) En 2006, elle fonde la Fondation Batonga. Son nom vient de « Batonga », une réponse qu’elle opposait, dans sa jeunesse, à ceux qui estimaient que les filles ne devaient pas être scolarisées. La fondation accompagne les adolescentes et les jeunes femmes les plus vulnérables, particulièrement au Bénin, en leur donnant accès à des espaces sécurisés, à l’éducation, à la formation, à la culture financière, au mentorat et à des moyens d’autonomisation économique. [Fondation Batonga](https://www.batongafoundation.org/whoweare) Elle s’est également engagée aux côtés d’Oxfam, d’Amnesty International et de nombreuses campagnes internationales pour les droits humains, l’égalité entre les femmes et les hommes, le commerce équitable, la justice climatique et la reconnaissance de l’Afrique. Une ambassadrice culturelle du Bénin Angélique Kidjo n’a jamais cessé de revendiquer son appartenance au Bénin. Même lorsque sa musique emprunte les routes du Brésil, des Caraïbes, des États-Unis ou de l’Europe, elle conserve comme point d’ancrage les langues, les rythmes et les traditions de son pays natal. Le 11 novembre 2018, elle interprète « Blewu », chanson de la Togolaise Bella Bellow, sous l’Arc de Triomphe à Paris, devant plusieurs dizaines de chefs d’État et de gouvernement. Cette prestation rend hommage aux soldats africains tombés pendant la Première Guerre mondiale. En 2021, elle participe à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Tokyo. La même année, le magazine *Time* la classe parmi les cent personnalités les plus influentes au monde. Son étoile hollywoodienne constitue donc bien davantage qu’une récompense individuelle. Elle matérialise l’entrée d’une voix africaine, féminine et béninoise dans l’un des lieux les plus emblématiques de l’industrie culturelle mondiale. Principales distinctions Parmi ses nombreuses distinctions figurent notamment : * cinq Grammy Awards ; * le Polar Music Prize 2023, remis par le roi Carl XVI Gustaf de Suède ; * le Crystal Award du Forum économique mondial en 2015 ; * le prix Ambassadeur de la conscience d’Amnesty International en 2016 ; * le German Sustainability Award en 2018 ; * le Vilcek Prize in Music en 2023 ; * le Champions of the Earth Award des Nations unies ; * le Grand Prix des musiques du monde de la SACEM ; * le titre d’officier de l’Ordre des Arts et des Lettres de la République française ; * plusieurs doctorats honoris causa, notamment de Yale University, Berklee College of Music, Middlebury College et de l’Université catholique de Louvain ; * une inscription parmi les 100 personnalités les plus influentes au monde du magazine *Time* ; * une place parmi les 50 figures les plus emblématiques du continent africain selon la BBC ; * la 2 854ᵉ étoile du Hollywood Walk of Fame, reçue le 18 août 2026. Le Polar Music Prize, parfois présenté comme l’équivalent d’un « prix Nobel de musique », lui a été attribué en 2023 pour l’originalité de son œuvre, sa capacité à relier les cultures et son engagement en faveur de l’éducation des filles. [Polar Music Prize](https://www.polarmusicprize.org/laureates/angelique-kidjo/)Historique des fonctions
Fonctions actuelles
Chanteuse internationale
