
Adin Yeton BLOUKOUNON GOUBALAN
Ministre de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche
Ministère de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche (MAEP)
Adin Yéton Bloukounon Goubalan est un scientifique et chercheur béninois, docteur en sciences agronomiques (fertilité des sols et nutrition des plantes), formé entre l'Université d'Abomey-Calavi et l'AfricaRice, avec un parcours de recherche à l'IITA (Ibadan) et un poste de spécialiste des systèmes agroalimentaires au bureau sous-régional de la FAO pour l'Afrique de l'Ouest (Dakar) — distingué « Homme de l'année » au Sénégal en mai 2026 pour ses contributions à la FAO. Nommé ministre de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche (MAEP) dans le premier gouvernement du président Romuald Wadagni (24 mai 2026), il a pris ses fonctions le 26 mai 2026, succédant à Gaston Dossouhoui. Présenté comme un technocrate plutôt qu'une figure politique, il incarne une approche scientifique de la gouvernance agricole, articulée autour de huit priorités : transformation des filières prioritaires, révolution de l'eau agricole, restauration de la fertilité des sols, modernisation de l'élevage, transformation du sous-secteur pêche, agro-industrialisation, numérisation et protection sociale des producteurs.
Parcours
Adin Yéton BLOUKOUNON GOUBALAN — Ministre de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche (MAEP) Prise de fonction Adin Yéton Bloukounon Goubalan a été nommé ministre de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche dans le premier gouvernement du président Romuald Wadagni, dévoilé le 24 mai 2026. Il a officiellement pris ses fonctions le mardi 26 mai 2026 au Bâtiment F de la Cité ministérielle à Cotonou, succédant à Gaston Cossi Dossouhoui, qui occupait le poste depuis le 30 octobre 2017. Profil et formation Titulaire d'un doctorat en sciences agronomiques, il a consacré plusieurs années à la recherche sur les écosystèmes agricoles africains, avec un parcours académique développé notamment au sein de l'Université d'Abomey-Calavi et de l'AfricaRice, institution panafricaine de référence sur la recherche rizicole. Il est par ailleurs docteur en fertilité durable des sols et nutrition des plantes. Ses travaux portent principalement sur les mécanismes de production durable et la gestion des ressources agricoles dans un contexte de changement climatique et de pression démographique. Carrière scientifique et internationale Avant son entrée au gouvernement, il exerçait comme chargé de l'agriculture au bureau sous-régional de la FAO pour l'Afrique de l'Ouest, basé à Dakar, où, en tant que spécialiste des systèmes agroalimentaires, il a travaillé sur plusieurs projets liés à la sécurité alimentaire, à la transformation agricole et à la résilience des filières rurales dans plusieurs pays ouest-africains. Il a également conduit pendant plusieurs années des travaux de recherche à l'Institut international d'agriculture tropicale (IITA), dont le siège régional est à Ibadan au Nigeria, portant notamment sur les filières semencières, la protection des végétaux et la valorisation des résidus agricoles. Il figure parmi les auteurs d'une étude de référence publiée par la FAO en 2024 sur le secteur semencier béninois. L'une des particularités de son profil réside dans ses recherches sur la valorisation des résidus agricoles et les solutions permettant de transformer les déchets agro-industriels en ressources utiles, notamment ses travaux sur les larves d'insectes appliquées à l'agriculture et à l'alimentation animale, qui s'inscrivent dans la dynamique de l'économie circulaire. Il est également auteur de nombreuses publications scientifiques consacrées à l'agriculture durable et aux innovations agroalimentaires en Afrique. Cette carrière lui a valu une reconnaissance notable : en mai 2026, il avait été distingué comme « Homme de l'année » au Sénégal pour la qualité de ses contributions scientifiques et techniques dans les programmes de la FAO. Un profil technocratique Encore peu connu du grand public, il fait son entrée au gouvernement avec la responsabilité de poursuivre les réformes engagées dans le secteur agricole béninois. Contrairement à plusieurs figures politiques habituées des joutes partisanes, il apparaît avant tout comme un technocrate du secteur agricole, sa nomination traduisant la volonté du nouveau pouvoir de miser sur des profils techniques pour piloter des secteurs stratégiques. Les huit priorités annoncées Dès sa prise de fonction, le ministre s'est donné une boussole articulée autour de huit priorités : la transformation profonde des filières agricoles prioritaires, la révolution de l'eau agricole, la restauration de la fertilité des sols, la modernisation de l'élevage, la transformation totale du sous-secteur pêche, l'accélération de l'agro-industrialisation, l'entrée de l'agriculture béninoise dans l'ère du numérique, et la protection sociale. Pour leur mise en œuvre, il a souligné la nécessité d'une stratégie de mobilisation des ressources combinant partenariats privés, financement public, coopération Sud-Sud et triangulaire, partenariats multilatéraux et bilatéraux, et fonds innovants. Enjeux du portefeuille Son département devra notamment accompagner les ambitions du nouveau pouvoir en matière de mécanisation, de modernisation des chaînes de valeur agricoles et de développement de l'agro-industrie, dans un contexte où le secteur agricole béninois est confronté à de nombreux défis : augmentation de la productivité, mécanisation, sécurité sociale des producteurs, souveraineté alimentaire, accès aux marchés et transformation locale des productions agricoles.Historique des fonctions
Fonctions actuelles
- mai 2026 – en cours
Ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche (MAEP)
Décret : décret no 2026-314
- mai 2026 – en cours
Ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche (MAEP)
Dossier de preuves
Sources publiques et documents officiels archivés par la rédaction OTEB pour étayer ce portrait.
- décret no 2026-31424 mai 2026
- décret no 2026-314décret no 2026-314 · 24 mai 2026
- décret no 2026-314vérifiée24 mai 2026
